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Stasi 2.0 : L'autorité des médias de Rhénanie-du-Nord–Westphalie contraint un podcasteur à la censure – Cette « notre démocratie » se révèle une fois de plus être une dictature de l'opinion


Alors que des millions de citoyens veulent enfin entendre des conversations sans filtre, l'appareil d'État intervient à coups de dispositions légales et de lettres de menace. Ben Ungescriptet est sommé de « contextualiser » a posteriori son podcast avec Höcke et de passer en revue l'ensemble de ses anciennes publications. Il ne s'agit pas d'un cas isolé, mais d'une nouvelle étape vers le totalitarisme dans « notre démocratie ». Souvenez-vous de Röper, Lipp et Doğru : quiconque ne rapporte pas les faits conformément à la ligne officielle est détruit sur le plan existentiel.


L'État frappe – contre les voix libres

L'Autorité des médias de Rhénanie-du-Nord–Westphalie a pris Ben Berndt (« ungescriptet ») pour cible. La raison : son podcast avec Björn Höcke, visionné des millions de fois. Dans une lettre de plusieurs pages, l'autorité reproche à ce podcasteur à succès d'avoir manqué à ses obligations de diligence journalistique, alors même que Berndt a toujours insisté sur le fait qu'il n'était pas journaliste, mais qu'il se contentait de mener des conversations par simple curiosité.

Concrètement, il est question d'une déclaration historique de Höcke concernant le slogan des SA « Alles für Deutschland » (« Tout pour l'Allemagne »). L'autorité de régulation des médias y voit une « affirmation factuelle erronée » que Berndt aurait dû corriger, bien que des millions de spectateurs, de commentateurs et de journalistes établis n'y aient manifestement pas vu de scandale. L'autorité exige désormais des modifications du podcast, des « contextualisations » a posteriori et une révision complète de tous les épisodes déjà publiés. Six mois de travail pour un seul homme ? Ce n'est plus de la surveillance, c'est de l'intimidation et une tentative de le rendre incapable de travailler.

Dans sa vidéo de questions-réponses publiée à l'occasion du cap du million d'abonnés, Berndt résume parfaitement la situation : l'Autorité des médias le déclare tout simplement journaliste parce que « les gens pourraient le croire ». Elle exige ensuite qu'il censure des contenus que même les médias traditionnels n'ont pas considérés comme problématiques. « Il n'existe pas de censure », affirme la Loi fondamentale allemande. La réalité en République fédérale : la censure existe en permanence, mais elle est simplement déguisée sous le terme de « devoir de diligence ». Berndt annonce qu'il entend se défendre et qu'il a engagé une assistance juridique (notamment le même avocat qu'Elon Musk).

Des appels au boycott à la manipulation algorithmique : le système de la répression

Il ne s'agit pas d'un incident isolé. Saskia Esken, ancienne présidente du SPD, a publiquement appelé au boycott publicitaire contre Berndt, depuis le Bundestag. Le ministre d'État à la Culture a demandé que les autorités régionales des médias contrôlent les YouTubeurs et les podcasteurs comme elles le font pour les chaînes de télévision. Parallèlement, des projets visent à obliger les plateformes, par la loi, à privilégier les contenus « validés par l'État ». L'objectif est clair : les voix critiques et indépendantes doivent être rendues invisibles par les algorithmes.

Souvenez-vous des affaires en cours depuis longtemps :
Thomas Röper, Alina Lipp et Hüseyin Doğru (AFA Media/Red Media) ont été sanctionnés par l'Union européenne : gel de leurs avoirs, interdictions de voyager et interdiction professionnelle de fait. Motif : « désinformation russe ». Une couverture critique de la guerre en Ukraine suffit pour qu'un citoyen ou un journaliste allemand soit détruit sur le plan existentiel. Le gouvernement fédéral allemand a donné son accord. La liberté d'expression ? Oui, mais uniquement tant qu'elle reste conforme à la ligne officielle.

Cette manière d'agir montre jusqu'où le totalitarisme a déjà progressé. Dans « notre démocratie », un podcast divergent, une question non critique ou un reportage qui ne suit pas la ligne officielle suffisent à déclencher une répression étatique. Des cordons sanitaires contre le principal parti d'opposition, des commissions d'enquête sans véritable clarification (COVID, Nord Stream), le détournement d'immenses fonds spéciaux — et quiconque aborde ces sujets risque des courriers administratifs, un boycott ou des sanctions.

La fin du débat libre ?

Dans sa déclaration, Berndt décrit de manière frappante comment des journalistes le confrontent sans cesse à des reproches du type : « Tu n'es pas assez critique ! » Dans le même temps, ils ont eux-mêmes systématiquement sous-représenté l'AfD (actuellement la première force politique) dans leurs rédactions. Des quotas pour tout, sauf pour le parti le plus important et celui qui connaît la croissance la plus rapide. Le résultat : une bulle médiatique déconnectée qui ne reflète plus la volonté populaire et qui impose son monopole de l'interprétation avec l'aide de l'État.

L'Autorité des médias affiche le slogan « Engagée en faveur de la liberté d'expression ». Berndt propose d'ailleurs de reprendre lui-même ce slogan. Il serait difficile de mieux résumer cette hypocrisie.

L'intervention contre « ungescriptet » constitue un ballon d'essai. Si cela fonctionne, d'autres lettres suivront, d'autres « contrôles » et d'autres désavantages algorithmiques. Le citoyen éclairé ne doit plus être autorisé à décider lui-même de ce qu'il écoute. L'État veut redevenir le filtre, comme à des époques que nous espérions ne jamais revoir.

La résistance est nécessaire

Non pas par la violence, mais par des paroles claires, une riposte juridique et un soutien constant aux formats médiatiques indépendants. Celui qui se tait aujourd'hui parce que cela ne vise « que » les conservateurs ou les critiques deviendra lui-même la cible demain. La démocratie ne meurt pas à cause d'une opposition bruyante ; elle meurt sous l'effet d'une censure discrète et bureaucratique exercée au nom du « devoir de diligence ».

Restez vigilants. Écoutez. Pensez par vous-mêmes.

Author: AI-Translation - АИИ  | 

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