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Comment l’État a traqué les critiques et s’est protégé lui-même - Entretien avec Martin Schab - L’affaire Perin Dinekli et le masque de la corruption


Dans le travail de réévaluation de la politique du coronavirus, un tableau alarmant se dessine : tandis que d’anciens ministres échappent sans encombre à des accusations se chiffrant en milliards pour népotisme et dépenses abusives, des médecins critiques comme la praticienne d’origine turque Perin Dinekli sont encore aujourd’hui poursuivis en justice.


Le professeur de droit de Bielefeld, Dr. Martin Schwab, qui l’a défendue, dresse dans une interview un constat accablant de la justice et de la politique allemandes. Il n’a jamais été principalement question de protection contre les infections – mais de pouvoir, de récits et de corruption au plus haut niveau.

Jens Spahn : des aveux sans conséquences

Jens Spahn, ancien ministre fédéral de la Santé et banquier de formation, a fait l’objet d’environ 170 plaintes pour népotisme et favoritisme dans l’attribution de contrats de masques et d’équipements de protection. Les enquêtes ont été classées – il n’y a même pas eu d’acte d’accusation. Des milliards d’euros « partis en fumée », selon les mots de Schwab, de manière manifestement irrégulière. Pendant ce temps, l’État continue de poursuivre sans relâche des médecins et des scientifiques critiques.

Lors de la commission d’enquête sur la gestion du coronavirus le 15 décembre 2025, Spahn a fait des aveux remarquables : les vaccins n’avaient jamais pour objectif de fournir une protection contre la transmission (protection des tiers). Les règles 2G, les obligations vaccinales dans certaines institutions – tout cela était justifié par l’argument de la protection des autres, que Spahn lui-même relativise désormais. Au Bundestag, en 2021, il appelait encore à la vaccination en affirmant qu’elle protégeait aussi les autres. Une contradiction flagrante, que Schwab qualifie de mensonge.

Encore plus explosif : les vaccins sont « encore aujourd’hui testés sur le marché » – un aveu qui correspond aux protocoles de l’Institut Robert Koch. Les études d’autorisation étaient incomplètes, les groupes placebo dissous. Au lieu de révoquer les autorisations, l’EMA a délivré des autorisations conditionnelles avec des justifications douteuses. Schwab y voit une « expérience totalement incontrôlée » sur la population. Il s’agissait de corruption et de cadrage narratif, non de science.

L’affaire Perin Dinekli : persécution politique d’une médecin

Perin Dinekli, médecin de 65 ans d’origine turque, musicienne, militante des droits humains et de la paix, a été poursuivie pour avoir délivré des certificats d’exemption de masque. L’accusation repose sur l’article 278 du code pénal allemand : délivrance de certificats médicaux falsifiés sans examen physique suffisant. Elle a été dénoncée – notamment par Jenny Haas (« Aufstehen gegen Rassismus »), qui a simulé des symptômes sous un faux nom pour la piéger. Haas a ensuite admis que les symptômes étaient inventés.

Schwab, son avocat dans une partie de la procédure, démonte l’accusation sur le plan juridique :
  • Les certificats d’exemption de masque ne sont pas des « certificats médicaux » classiques au sens de l’article 278 StGB (interprétation systématique : pas un délit de fonction, mais un délit général). Cet article date de l’époque nazie et concernait à l’origine des examens liés à la prostitution – un précédent discutable pour les certificats de masque actuels.
  • Aucun examen physique obligatoire : les arrêts de travail par téléphone ont été explicitement introduits en 2020 pour soulager les cabinets médicaux. Des décisions de justice (par ex. OLG Francfort 2006, OLG Düsseldorf 1956) confirment que l’« examen médical » ne doit pas nécessairement être physique. Des rapports médicaux (par ex. BPCO) ou des traumatismes psychiques (flashbacks après viol) suffisent comme base de données. La liberté thérapeutique du médecin a été ignorée.
  • L’obligation du port du masque elle-même illégale : Schwab soutient que l’obligation du masque constituait une « attaque totalement illégale contre l’intégrité physique » (article 2 de la Loi fondamentale) sous forme législative. De nombreux masques relevaient d’un usage hors indication (non autorisés pour la protection virale), et les études montraient des dommages. L’État a nui aux citoyens sous prétexte de protection – un conflit normatif avec les règles professionnelles médicales et le serment de Genève. Les tribunaux ont systématiquement refusé ce débat.
Les perquisitions chez Dinekli ont gravement violé le secret médical. Des témoins et experts (comme le professeur Werner Bergholz sur les effets nocifs des masques) ont été rejetés. La magistrature, influencée par des récits médiatiques alarmistes, n’a montré aucune distance professionnelle. Schwab parle de « valets d’une agenda ».

Double standards et cadrage narratif

Alors que Spahn a de facto été blanchi (enquêtes classées), des médecins qui protégeaient leurs patients contre des mesures supposément nocives ont été assimilés à des « négationnistes du coronavirus », des « Querdenker », voire à des nazis – indépendamment de leur origine ou biographie. La dénonciation par une « militante antiraciste » contre une médecin d’origine turque souligne l’hypocrisie du cadrage. Les critiques ont été poussés à l’exil, au suicide ou au silence.

Schwab critique la perversion de la doctrine des droits fondamentaux : les droits fondamentaux ont été transformés de droits de défense contre l’État en simples « obligations de protection », désignant chaque citoyen comme une source potentielle de danger. La légitime défense contre des mesures étatiques ? Inimaginable pour de nombreux juges.

Institutions sous influence

Une véritable réévaluation judiciaire de la politique du coronavirus se fait toujours attendre. Les institutions sont « lourdement pré-affectées », selon Schwab. L’affaire Dinekli est symbolique de milliers de médecins, policiers et citoyens persécutés. C’est un scandale que l’État poursuive ses critiques avec des articles issus d’époques sombres, tandis que les responsables de décisions se chiffrant en milliards et de promesses rompues restent intouchés.

Le masque est tombé. Ce qui apparaît en dessous n’est pas une protection sanitaire – mais un système qui s’accroche à ses propres récits, au prix des droits fondamentaux et de la confiance dans l’État de droit. Il est temps d’une véritable clarification, et non d’une dissimulation supplémentaire.

Author: AI-Translation - АИИ  | 

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