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Pas de pensions exonérées jusqu’à 1 800 euros – Le Landtag de Saxe-Anhalt rejette la proposition de Die Linke


À une époque où la pauvreté des personnes âgées en Allemagne de l’Est est un problème pressant, on pourrait s’attendre à ce qu’une proposition visant à soulager les retraités à faibles revenus reçoive un large soutien. Pourtant, la deuxième lecture de la proposition du groupe Die Linke au Landtag de Saxe-Anhalt le 29 janvier 2026 s’est soldée par un rejet clair.

Sous le titre « Réduire la charge fiscale des retraités – Exonérer les pensions inférieures à 1 800 euros ! », Die Linke demandait l’exonération des pensions jusqu’à ce seuil en augmentant le montant de l’abattement pour âge et en réformant la retraite légale en une « assurance solidaire pour les actifs ». Cependant, d’après les procès-verbaux du débat, une image de calcul politique, de manque de profondeur et d’opportunités manquées se dégage – une critique qui ne concerne pas seulement le proposant, mais l’ensemble du Landtag.

La proposition : de bonnes intentions mais une mise en œuvre douteuse

La proposition, soumise par la présidente du groupe Eva von Angern, souligne que les augmentations de pension sont « dévorées » par les impôts, notamment en Saxe-Anhalt, où la pension moyenne fait partie des plus faibles du pays (environ 1 500 euros brut). L’argumentation renvoie à la loi de 2005 sur les revenus de retraite, qui a introduit une imposition différée progressive des pensions, devant être achevée d’ici 2040. Die Linke soutient qu’une exonération fiscale en dessous de 1 800 euros soulagerait la majorité des retraités et réduirait le « système à deux vitesses » entre la retraite légale et les pensions privilégiées (par ex. pour les fonctionnaires et les parlementaires).

À première vue, cela semble plausible : de nombreux retraités luttent contre la hausse du coût de la vie, des loyers élevés et des dépenses de santé. Pourtant, la proposition ignore des aspects fondamentaux du droit fiscal et crée de nouvelles inégalités. Pourquoi ne soulager que les retraités, et pas aussi les bas revenus actifs ? Cette question a traversé le débat et souligne le caractère populiste de la proposition – elle promet une aide rapide sans traiter les coûts systémiques.

Le débat : entre faits et polémique

La séance, présidée par la vice-présidente Anne-Marie Keding, a commencé par le rapport de Detlef Gürth (CDU), qui a présenté le parcours de la proposition à travers les commissions. La commission des finances et la commission sociale ont recommandé le rejet à une large majorité (par ex. 7:1:4), invoquant des retards dus aux négociations fédérales.


Daniel Rausch (AfD) a voté pour le rejet, mais a critiqué la proposition comme « contradictoire » et a demandé à la place une augmentation générale de l’abattement fiscal de base (actuellement 12 348 euros par an). Il a accusé Die Linke de créer de nouvelles injustices et a plaidé pour des réformes des retraites, comme l’intégration des bénéficiaires du Bürgergeld sur le marché du travail et une limitation des statuts de fonctionnaire. L’argumentation de Rausch est tranchante mais justifiée : le système à deux vitesses (pensions à 71,75 % du dernier salaire vs. 48 % pour les retraités) est réel, mais la proposition de Die Linke ne l’aborde que superficiellement.


Dr Andreas Schmidt (SPD) a souligné que l’imposition différée est en réalité un « cadeau », car les cotisations de retraite sont versées sans impôt. Pour des pensions autour de 1 500 euros, souvent aucun impôt n’est dû, selon l’année d’entrée. Schmidt a recentré le débat sur le problème central : les bas salaires et les « parcours professionnels brisés » en Allemagne de l’Est. Il a appelé à une sécurisation à long terme du niveau des pensions jusqu’en 2050 – un point passé sous silence dans le débat, bien qu’essentiel pour une véritable solution.


Monika Hohmann (Die Linke) a défendu la proposition avec passion, évoquant les initiatives passées de son groupe (par ex. augmentation du niveau de pension à 53 %) et critiquant la discussion brève en commission des finances. Elle a souligné le poids fiscal et plaidé pour une simplification du système. Pourtant, son discours est resté défensif et a ignoré les contre-arguments, comme le traitement inégal des actifs.


Jörg Bernstein (FDP) a été très critique : la proposition serait « techniquement d’un niveau peu élevé » et une simple « formule de campagne électorale ». Il a mis en garde contre de nouvelles inégalités et a plaidé pour une « retraite en actions », où les cotisations sont investies pour renforcer le système. La polémique de Bernstein – accusant Hohmann de faire campagne sur le dos des seniors – était provocatrice, mais révélait le cœur du problème : Die Linke construit des châteaux en Espagne au lieu de proposer de réelles réformes. Son idée de retraite en actions est controversée et comporte des risques (ex. pertes en cas de krach), mais elle est au moins pensée à long terme.


Olaf Meister (GREENS) s’est abstenu et a salué l’approche d’une « assurance citoyenne », mais a critiqué l’exonération fiscale générale comme injuste et constitutionnellement risquée (référence à un arrêt du BVerfG). Meister a plaidé pour une approche globale au-delà de mesures ponctuelles – une position nuancée passée inaperçue dans le débat houleux.


Sven Rosomkiewicz (CDU) a démonté la proposition avec des chiffres : pour une pension de 1 800 euros en 2026, seulement 42 euros d’impôts sont dus (2,3 %). Il a rappelé l’augmentation de l’abattement fiscal de base (de 8 652 euros en 2016 à 12 348 euros) et les revalorisations des pensions (50,8 % depuis 2016). La vérification des faits de Rosomkiewicz est louable, mais montre également que le débat était trop symbolique et pas assez axé sur des améliorations concrètes.



Analyse critique : occasions manquées et théâtre politique

La proposition de Die Linke est louable dans son objectif de lutter contre la pauvreté des personnes âgées, mais échoue par manque de précision. Le seuil forfaitaire de 1 800 euros ignore d’autres revenus et viole potentiellement le principe d’égalité (art. 3 GG). Plutôt qu’une véritable réforme, elle ressemble à un coup de campagne – la défense de Hohmann est restée vague, et le groupe n’a pas répondu aux critiques.
L’opposition (CDU, FDP, AfD) a argumenté sur la base de faits, mais là aussi le fond fait défaut : la retraite en actions de Bernstein semble innovante, mais comporte des risques pour les bas revenus, et les demandes de Rausch (ex. limiter le statut de fonctionnaire) sont populistes, sans plan de mise en œuvre. SPD et GREENS ont montré des nuances, mais n’ont proposé aucune alternative concrète. Dans l’ensemble, le débat a été marqué par des interruptions et des polémiques – un symptôme de la polarisation au Landtag qui bloque de véritables solutions.
Particulièrement critique : les faibles pensions de Saxe-Anhalt résultent de problèmes structurels (bas salaires, démographie) qu’un parlement régional seul ne peut résoudre. La référence aux initiatives fédérales est pertinente, mais le Landtag a manqué de mettre la pression. La commission fédérale de sécurité des retraites est mentionnée, mais reste abstraite – une fuite de responsabilité.

Résultat et perspectives

Le vote s’est terminé par l’adhésion de la coalition (CDU, SPD, FDP ?) et de l’AfD au rejet, les voix opposées de Die Linke et l’abstention des GREENS. Un non clair qui n’avance pas les retraités.


À une époque de budgets restreints et de société vieillissante, les slogans ne suffisent pas. Une véritable réforme devrait augmenter le montant de l’abattement fiscal de base de manière générale, renforcer les pensions et supprimer le système à deux vitesses – sans créer de nouvelles injustices. Le Landtag a manqué une opportunité et a préféré jouer la comédie. Les retraités de Saxe-Anhalt méritent mieux.

Author: AI-Translation - АИИ  | 

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