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Reiner Haseloff (CDU) et l’expérience de Saxe-Anhalt : Pas de coalition câline – mais un Land en déclin


En 2021, Reiner Haseloff (CDU) parlait d’une « pas de coalition câline » et d’un « bon développement ». Quinze ans après le début de son mandat (depuis 2011), la Saxe-Anhalt en 2026 fait face à un rétrécissement démographique, à des freins économiques et à une déstabilisation politique. Que reste-t-il des promesses grandiloquentes – et quelles sont les conséquences réelles ?


Lorsque Reiner Haseloff a prononcé son discours au parlement régional il y a cinq ans, le 16.09.2021, il a tenté de dessiner un tableau de force avec pathos et soin politique : « Ce gouvernement n’est pas un gouvernement câlin et cette coalition n’est pas une coalition câline » – pourtant, les années depuis 2011 montrent à quel point cette déclaration servait à une exagération rhétorique plutôt qu’à une véritable acuité politique.

Car tandis que Haseloff a pris ses fonctions en 2011 – à l’époque encore dans une coalition CDU-SPD – avec l’objectif de donner « à la Saxe-Anhalt une perspective à long terme », comme il l’a expliqué dans ses 100 premiers jours, le Land s’est développé de manière très différente sur le plan sociétal réel. Dès son entrée en fonction en 2011, Haseloff parlait de ne plus vouloir « faire de dettes » et de devoir créer une sécurité de planification à long terme – mais aujourd’hui, les problèmes économiques et structurels sont plus profonds et plus complexes que beaucoup ne pouvaient l’imaginer en 2011.

Population : Tendance au rétrécissement depuis 1990, aucune fin en vue

La Saxe-Anhalt a perdu des habitants presque continuellement depuis la réunification. En 1990, il y avait encore près de 2,9 millions de personnes ; depuis, le nombre d’habitants a diminué d’année en année – même sous Haseloff – pour atteindre environ 2,18 millions fin 2022 et continue de baisser jusqu’en 2026. Cette tendance, qui persiste depuis 2010, n’est pas un fait statistique abstrait, mais une réalité qui touche tout le Land : pénurie de main-d’œuvre qualifiée, baisse du pouvoir d’achat, infrastructures vacantes et déséquilibre générationnel caractérisent le Land fédéral.

La rhétorique de 2021 selon laquelle « les gens … ont confiance » et qu’on a pris « un bon développement » sonne rétrospectivement comme un mantra politique sans fondement. Le fait est : le déséquilibre démographique est resté irrésolu, car il manquait des incitations efficaces pour l’immigration, le soutien aux familles et les investissements structurels.

Économie : Stagnation au lieu d’élan

Dans le discours de Haseloff, un grand optimisme a été diffusé : « Nous allons faire avancer positivement ce Land de Saxe-Anhalt ». Mais en réalité, de nombreux secteurs économiques n’ont été poussés qu’à moitié. Bien que les statistiques indiquent un PIB par habitant dans le Land d’environ 37 000 € (état 2024), ce n’est pas un essor, mais plutôt un reflet de l’évolution allemande globale – sans réelle dynamique dans les branches d’avenir centrales.

Il est également clair : l’inflation entre 2020 et 2025 a frappé la Saxe-Anhalt plus durement que de nombreux autres Länder, en particulier dans les services, les soins et la coiffure – des secteurs qui comptent traditionnellement beaucoup de micro- et moyennes entreprises là-bas. Parallèlement, les initiatives politiques pour améliorer la compétitivité, la numérisation et la sécurisation des compétences qualifiées sont restées hésitantes.

Situation politique 2026 : Ascension de l’AfD et perte de confiance

Le paysage politique du Land fédéral a changé dramatiquement depuis que Haseloff était sur scène. Selon les sondages à l’approche des élections régionales de 2026, l’AfD est nettement devant la CDU (environ 39 % contre environ 27 %). Ce n’est pas seulement un séisme politique, mais un indicateur d’une perte massive de confiance chez une partie de la population qui ne se sent plus représentée par les partis établis.

Le fait que Haseloff mette fin à son mandat et cède la place à une nouvelle direction en dit long : la stabilité politique qu’il invoquait en 2021 n’existe plus depuis longtemps. La force de l’AfD est le symptôme d’un Land qui a été gravement ébranlé sur le plan économique et sociétal – précisément là où Haseloff invoquait autrefois des « tâches et défis communs ».

Le discours de 2021 : Blabla électoral ou cadre gouvernemental sérieux ?

Le discours de Haseloff sonne aujourd’hui comme un morceau de rhétorique de crise politiquement bien pensé : beaucoup de mots sur « l’optimisme », sur « donner du courage » et sur un gouvernement qui « n’est pas une coalition câline ». Et pourtant : la revendication substantielle décisive – agir rapidement et de manière conséquente – n’a été que partiellement remplie.

Ses déclarations selon lesquelles on n’a « pas de solutions idéales » en Saxe-Anhalt et que les « problèmes sont différenciés » apparaissent rétrospectivement plutôt comme des justifications politiques pour un manque de force d’exécution. Le discours est fort en ton, mais faible en orientation politique concrète pour un Land fédéral confronté à des problèmes structurels profonds.

Que ce soit les revenus, la structure économique ou la population – les faits montrent : le mandat de Haseloff n’a pas transformé la Saxe-Anhalt en impulsions de croissance, mais plutôt en travail administratif conservateur.

Politique entre mise en scène et crise réelle

Le discours de Reiner Haseloff de 2021 était un chef-d’œuvre de rhétorique politique : positions claires, beaucoup d’optimisme, affirmations fortes – mais dans la vie politique quotidienne réelle en 2026, le bilan désillusionnant prédomine. La Saxe-Anhalt continue de rétrécir, l’économie ne décolle pas, et politiquement le soutien s’effrite au profit d’autres forces. Ce qui a été annoncé comme « pas de coalition câline » était souvent plutôt une coalition du statu quo politique – avec beaucoup de blabla, mais trop peu de réelle capacité à résoudre les problèmes.

Le résultat : une région qui cherche encore son orientation et une grande partie de la population qui se demande si la politique des dernières années a vraiment apporté les réponses nécessaires.



La transcription du discours de Reiner Haseloff :

Dr. Reiner Haseloff (Ministre-président) :

Monsieur le Président ! Honorables députés ! Mesdames et Messieurs ! Nous avons réfléchi au cabinet, mais aussi en amont, lorsque nous avons vu l’ordre du jour, dans quelle mesure nous devrions entrer plus profondément dans un débat d’actualité un jour comme celui-ci, où le gouvernement vient d’être formé – d’autant plus que, comme je l’ai déjà dit dans mes paroles d’ouverture, nous allons successivement, à partir des ministères, par moi en tant que ministre-président en octobre, prononcer une déclaration gouvernementale dans laquelle tous les ministères seront finalement représentés, et surtout dans laquelle je ferai à nouveau explicitement référence au nouvel accord de coalition.

Je veux néanmoins reprendre quelques mots-clés, car ce débat d’actualité a été programmé à un moment où la campagne électorale pour le Bundestag bat son plein en Allemagne. Il est compréhensible que chacun essaie une fois de plus de clarifier des positions par tous les messages possibles, que l’on essaie aussi de rendre visibles aux électrices et électeurs les différences qui surgissent dans une démocratie de partis. C’est légitime si cela se fait avec une culture politique.

Malgré tout, je ne veux pas laisser certaines choses en suspens ; car je suis ici non pas en tant que candidat électoral, mais en tant que ministre-président avec un cabinet à gauche et à droite, en ce qui concerne les collègues, pour faire avancer positivement ce que nous voulons développer, sur la base de l’accord de coalition.

Premièrement. Ce gouvernement n’est pas un gouvernement câlin et cette coalition n’est pas une coalition câline. Nous n’en avons pas du tout besoin, mais nous savons quelle est notre origine programmatique, quelle est notre base programmatique, en quoi nous nous distinguons consciemment.

Je fais également référence une fois de plus au résultat électoral, où l’on a demandé le jour même de l’élection quelle coalition on préférerait imaginer en Saxe-Anhalt. On n’a pas besoin d’être totalement crédule envers les sondages. Mais un fait est là : la coalition Allemagne qui est née maintenant était tout à fait en tête de la série des possibilités qui se présentaient.

Je dois dire une fois de plus, chère Madame von Angern, quand vous parlez d’« alternatives » : les électrices et électeurs n’ont précisément pas choisi les alternatives que vous avez mentionnées et ne les ont pas laissées venir au pouvoir.

(Applaudissements)

Je ne fais aucun reproche aux citoyennes et citoyens ; car en raison de la très large structure d’âge, ils ont certes accumulé des expériences dans lesquelles ils ont été personnellement confrontés à ces alternatives et qui nous confrontent encore aujourd’hui dans de nombreux, nombreux domaines problématiques, c’est pourquoi nous aurons à gérer tout cela pendant tout le siècle. Mais c’est précisément pour cela que nous nous sommes présentés.

Je veux aussi répandre de l’optimisme à cet endroit, car il y a une chose que je n’aime pas. Vous pouvez continuer à associer la Saxe-Anhalt à « voie de garage » et à tous les mots-clés possibles. On peut le faire. J’aime mon pays natal. Je suis né ici et je veux aussi y être enterré – un jour, le plus tard possible. Je vais y travailler pour pouvoir vous servir encore très, très longtemps comme sparring-partner.

Mais une chose est un fait dans toute cette histoire : nous – en particulier aussi au cours des cinq dernières années de la coalition Kenya ; je le dis tout aussi ouvertement à l’ancien partenaire de coalition – avons ensemble fait des pas tout à fait essentiels. Nous allons poursuivre ce chemin avec l’accord de coalition – doté de nouveaux accents, avec un nouveau partenaire et avec une nouvelle programmatique qui permet aussi des constellations intéressantes – nous allons poursuivre. Nous allons faire avancer ce Land de Saxe-Anhalt.

Je pourrais maintenant vous présenter de nombreuses statistiques ; Monsieur Willingmann et d’autres collègues ici au parlement l’ont souvent fait. On ne peut guère passer outre les statistiques. Je veux nous les épargner ici. Je veux seulement indiquer : nous avons pris un bon développement.

Si vous partez du principe ou dites que les citoyennes et citoyens ont constamment le sentiment ou interprètent certaines choses comme s’il n’y avait pas de stabilité dans ce pays, alors je ne peux que dire : regardez en Thuringe.

(Approbation)

Regardez dans d’autres Länder et regardez ensuite ce que nous avons accompli ici – même en temps difficiles – et comment le vote des électeurs a finalement été le 6 juin 2021. Vous ne pensez tout de même pas sérieusement qu’après dix ans de mon mandat et 20 ans de ma présence ici à Magdebourg au gouvernement régional, les gens ne savent pas exactement pourquoi ils ont exprimé certains votes de cette manière. Au contraire, les gens ont tout à fait confiance. Certes pas tous, mais un grand nombre. Je prends cela très, très au sérieux.

Je dois dire : pour moi, c’est encore et encore un défi moral que de déclarer chaque jour à nouveau les situations problématiques de nos citoyennes et citoyens comme affaires courantes – indépendamment du fait que nous devons conduire les grandes lignes et que nous devons raisonnablement gérer les grands problèmes – à commencer par le climat, en passant par la transition énergétique en général etc. – avec cette nouvelle coalition.

Je voudrais enfin utiliser à nouveau la possibilité de parole pour dire que nous ne vivons pas seulement ici un nouveau départ. Car chaque chapitre, chaque période législative permet ce départ. La restitution publique et le reflet de l’évaluation de notre accord de coalition sont majoritairement tout à fait positifs.

Mais une chose est claire : nous, en tant que politiciens et politiciennes, devons aussi donner du courage aux gens quand il s’agit de ne pas toujours parler seulement de problèmes, mais de tâches et de défis. Si nous disons toujours seulement : tu peux maintenant choisir entre – je donne cet exemple parce qu’il s’y prête bien – 2G et 3G ou tu fais ce qui est le mieux pour toi, alors on n’a pas besoin de dire immédiatement que c’est un problème, que c’est très problématique. Ou qu’en est-il du loup ? Faut-il l’éliminer ou non ? Comment l’éliminons-nous etc. ? – Les gens, ce sont des choses dans la vie qui sont si différenciées que nous n’aurons jamais une solution idéale. Il n’y a jamais noir et blanc. Mais nous sommes intellectuellement et pratiquement capables de résoudre de tels problèmes. Ce sont des exemples exemplaires, car ils ont aussi joué un rôle dans les médias ces derniers jours. Je pourrais continuer comme ça maintenant.

Vous pouvez donc aussi vous réjouir de la déclaration gouvernementale en octobre et des déclarations correspondantes des collègues individuels du cabinet. Nous allons démontrer et montrer ce que nous avons l’intention de mettre en œuvre. Ce sera pour ainsi dire le paquet global. Aussi dans la dernière période législative, Monsieur Robra a toujours très bien tenu le compte de ce que nous avons mis en œuvre de l’accord de coalition de l’époque. Je dois dire à ce sujet : aucune lacune n’est restée.

(Appels)

Nous faisons cela très méticuleusement, car nous voulons tenir parole.

Mais une chose est aussi importante ici : bien sûr, nous savons où les conditions-cadres nous fixent aussi des limites. Nous savons que tout ce que nous entreprenons de nouveau doit être financièrement étayé. C’est pourquoi dans l’accord de coalition, nous n’avons pas travaillé avec de grands subjonctifs, mais pris des décisions : soit nous le faisons, soit nous ne le faisons pas. Nous n’avons pour ainsi dire pas donné d’ordres d’examen, mais dit : nous nous attaquons à cela, nous ne nous attaquons pas à cela. Nous gardons certaines choses en tête. Si tout va bien, si la croissance économique repart, si nous avons surmonté la pandémie, si nous avons continué à faire avancer la revitalisation de l’économie après son effondrement mondial au cours des derniers un an et demi, alors nous pourrons aussi discuter d’autres choses.

Mais nous savons que tout accord de coalition contient une réserve de financement et que nous devons traiter très soigneusement les générations qui veulent façonner la politique après nous. C’est surtout à mon âge que je le dis. Car il y a aussi suffisamment de personnes dans ma propre famille qui me le rappellent tous les jours : ce que vous faites, il faut aussi pouvoir le rendre des comptes un jour, je veux aussi pouvoir façonner un jour quand je prendrai des responsabilités au niveau communal, régional ou ailleurs. C’est ce que me disent mes petits-enfants. Je suis content qu’ils me l’aient écrit dans le livre de famille. Je m’y suis aussi tenu.

Vous pouvez donc continuer à vous concentrer sur vos tâches. Il y aura une bonne coopération dans ce cabinet et dans ce parlement. Laissons-nous avancer optimistement le Land de Saxe-Anhalt. Aujourd’hui est exactement le bon jour pour cela. Nous ouvrons avec un nouveau départ pour ainsi dire les possibilités que nos citoyennes et citoyens ressentent comme potentiel en eux et que nous voulons exploiter ensemble davantage. Nous devrions nous l’imposer ensemble dans un sens positif. C’est pourquoi : tout le meilleur ! Croisez les doigts pour nous pour que tout se passe bien et qu’il n’y ait plus d’impacts externes comme la pandémie. Nous venons de le voir en Rhénanie-Palatinat et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie : on peut écrire des accords de coalition comme on veut – soudain on se trouve face à d’énormes catastrophes.

Vendredi dernier, nous avons adopté au Bundestag un fonds spécial de plus de 30 milliards d’euros – et cela ne sera peut-être pas encore la limite. Nous savons ce qu’il nous reste à faire. C’est pourquoi nous avons aussi prévu le fonds spécial pour la revitalisation et finalement pour amortir les chutes que nous avons eues, afin que la vie sociale normale continue quand même et que les standards sociaux ne soient pas démontés.

Ce que nous pouvons nous permettre en plus, nous le verrons. Je l’ai déjà dit : je suis optimiste. Faisons-le ensemble. Je voudrais nous inviter tous à cela. – Merci du fond du cœur et tout le meilleur.

(Applaudissements)


Vice-président Wulf Gallert :

Monsieur le Ministre-président, vous allez trop vite. Je vous prie de revenir au pupitre. Il y a deux questions. – Monsieur Tullner, vous en avez aussi une ?

(Marco Tullner, CDU : Non, non !)

– Bon, alors pas. – Les deux questions viennent de votre ancien partenaire de coalition. La première est de Monsieur Striegel. – Monsieur Striegel, vous avez la parole. Pensez s’il vous plaît que vous avez deux minutes.


Sebastian Striegel (VERTS) :

Merci beaucoup. – Monsieur le Ministre-président, je ne veux pas du tout m’immiscer dans le différend entre vous et ma collègue von Angern sur le degré d’harmonie de cette coalition. Cela se montrera certainement.

J’aimerais vous poser une question en regardant le thème central d’avenir : la crise climatique.

(Appel : Oh ! Ce n’est pas un thème d’avenir !)

Il s’agit de la question de savoir comment cette coalition veut affronter cette crise. Nous avons lu l’accord de coalition. Nous avons remarqué : on n’y trouve pas de mesures contraignantes. J’avais espéré – vous avez abordé le sujet. Vous avez aussi mentionné vos petits-enfants, pour qui c’est un sujet décisif pour la vie.

Quelles étapes concrètes et contraignantes prévoyez-vous en tant que ministre-président pour combattre la crise climatique ? Comment parvenez-vous à emmener les gens de Saxe-Anhalt sur le thème de la transition énergétique et à faire en sorte que les gens de Saxe-Anhalt profitent réellement de cette transition énergétique ?

L’ancienne ministre Madame Dalbert – plus en fonction depuis aujourd’hui – avait alors proposé une redevance pour les zones extérieures. Quelle est votre position, par exemple, sur un tel instrument ?


Dr. Reiner Haseloff (Ministre-président) :

Sur le premier aspect, juste ceci : le thème climatique traverse – il était déjà un thème lors de la présentation de l’accord de coalition – tout l’accord de coalition. Il joue un rôle à autant d’endroits que jamais dans un accord de coalition précédent.

(Appel : Exact ! – Approbation)

Car nous savons que c’est un thème existentiel.

Sur le deuxième point à dire : nous connaissons les choses déjà atteintes. Cela inclut aussi que nous sommes très en avance en ce qui concerne les énergies renouvelables, que nous – je ne veux pas être plus concret maintenant ; vous savez ce que je veux dire. Mon collègue Kretschmann est un interlocuteur régulier. Je continuerai à lui donner des indications sur la façon dont nous gérons là-bas l’extension de l’énergie éolienne, car il a beaucoup, beaucoup plus à faire avec les initiatives citoyennes que nous. Car nous voyons cela successivement lié à des bases de planification,

(Appel de Cornelia Lüddemann, VERTS)

de sorte que l’espace rural est finalement aussi impliqué dans ces processus.

Pour la première fois dans cet accord de coalition, nous avons ancré un objectif immédiat concernant la réduction des quantités de CO2. C’est d’ailleurs – si vous regardez les émissions totales – un sacré morceau que nous nous sommes fixé pour les cinq prochaines années. Cela ne se fait pas automatiquement. Toute une série de mesures sont nécessaires, importantes et que nous allons aborder. Mais une chose est claire : si nous ne voulons pas perdre l’acceptation dans la population – en général et aussi chez nous – concernant l’extension, le repowering et toutes les choses que nous connaissons suffisamment de la dernière période législative, alors il faut réussir à faire comprendre aux gens que ce qui a été légalement convenu reste aussi fiable.

Si nous avons une loi sur la sortie du charbon avec tout ce qui s’ensuit, alors cela signifie – indépendamment des mécanismes de marché qui fonctionnent en parallèle, par exemple le commerce de certificats etc. ; tout cela sont des instruments consciemment mis en place que l’Union européenne utilise aussi – qu’il faut aussi faire comprendre – j’étais encore hier à Hohenmölsen – que ce qui a été largement voté au Bundestag et au Bundesrat il y a quelques mois tient.

Qui devrait encore nous faire confiance si nous remettons en question ce qui doit être substitué là-bas dans les années à venir et que nous n’avons même pas créé un emploi de remplacement ?

Un autre point dans ce contexte est que nous savons – c’est pourquoi nous l’avons consciemment écrit dans l’accord de coalition – que nous ne devons pas nous appuyer uniquement sur une technologie prescrite politiquement.

(Approbation)

Il est faux de miser uniquement sur la mobilité électrique. Oui, nous devons miser sur la mobilité électrique. Mais ce qui est techniquement possible, ce sont les entreprises ou les développeurs qui doivent le faire. Ce qui est écologiquement sensé est clair : les objectifs climatiques doivent être atteints. Comment nous les atteignons – que ce soit avec du carburant synthétique ou avec de l’hydrogène, de l’hydrogène vert qui peut être produit à long terme chez nous parce que nous avons suffisamment d’énergie verte, et toutes ces histoires – est encore ouvert. C’est un thème que l’on trouve finalement dans notre accord de coalition et pour lequel nous donnons la garantie que cet accord de coalition aide à remplir les objectifs climatiques.

Je sais que les temps sont limités, mais au moment où vous ouvrez de telles discussions fondamentales et voulez anticiper la discussion dans le cadre de la déclaration gouvernementale, vous devez malheureusement vivre avec cela. Ou je ne réponds pas et je renverrais à la déclaration gouvernementale, dans laquelle je signalerai ce que nous avons tous mis en route.


Vice-président Wulf Gallert :

Votre temps en tant que représentant du gouvernement n’est au moins pas limité au sein de cette législature, et le questionneur doit vivre lui-même avec la conséquence qu’il doit alors écouter aussi longtemps.

Ensuite parle Madame Lüddemann. Elle a une question. – S’il vous plaît, Madame Lüddemann.


Cornelia Lüddemann (VERTS) :

Monsieur le Ministre-président, vous avez mentionné dans votre intervention que vous prenez très au sérieux les votes des électrices et électeurs. Si je regarde la pyramide des âges dans la République fédérale en général et en Saxe-Anhalt en particulier, il est très clair que précisément la génération qui souffrira le plus des conséquences de votre accord de coalition en concret et de la politique dans la République fédérale en général est la moins représentée.

Les moins de 30 ans n’ont que 14 % des voix électorales – cela vient d’être compté pour l’élection fédérale – et en Saxe-Anhalt c’est encore moins.

Que dites-vous à ces jeunes quand ils regardent votre accord de coalition et constatent que vous ne faites rien pour le climat,

(Agitation)

c’est-à-dire pour la protection de leurs bases de vie naturelles, mais que vous ne faites rien non plus – c’est maintenant mon point concret – pour impliquer davantage les jeunes dans le processus politique, c’est-à-dire rien pour abaisser l’âge électoral et rien pour renforcer les droits de participation des jeunes ? – C’était un point essentiel dans les interventions de la collègue von Angern.

(Agitation)


Vice-président Wulf Gallert :

Vous pouvez répondre.


Dr. Reiner Haseloff (Ministre-président) :

Je vais faire court, car certaines choses se règlent d’elles-mêmes. Tout ce que nous avons écrit a été largement développé à partir des partis, par exemple par des groupes de travail. De notre côté, en ce qui concerne la CDU, très, très nombreux jeunes y ont participé. Il n’y a jamais eu une participation aussi élevée de la Jeune Union à la formulation de ces choses. Une Jeune Union qui – je peux le nommer de ma propre famille – est si écologiquement positionnée en Saxe-Anhalt – j’ai du respect pour cela – qu’elle peut pour ainsi dire agir en pionnière par rapport à certaines modes de vie vertes.

(Approbation)

Cela va jusqu’à la consommation de viande etc. Vous devez dissoudre votre vieille image ennemie. Que signifie en fait se lier politiquement – entre guillemets – de manière conservatrice ? – Cela signifie la préservation de la création. Cela signifie surtout l’écologie. Mais il faut aussi créer les bases ensemble avec l’économie pour que l’ensemble reste abordable. Cette communauté doit être mise en œuvre avec succès pour que la démocratie reste stable et qu’aucun déséquilibre ne surgisse.

(Approbation)

Comme je l’ai dit, je n’ai pas à me justifier pour cela. Je trouve cet accord de coalition très, très ambitieux, surtout en ce qui concerne ces choses. Les jeunes y ont beaucoup écrit pour nous, aussi ceux des deux autres partis. Il faut le dire clairement aussi. Le côté communal a été impliqué. Les thèmes démographiques, les thèmes des jeunes et les thèmes à effet durable à long terme y ont joué un rôle très, très fort.

Je ne peux que dire : lisez-le mieux deux ou trois fois par jour.

(Rires)

Peut-être sera-t-il alors même possible – j’en suis assez sûr ; nous nous connaissons bien, Madame Lüddemann – que nous obtenions vos voix pour de nombreux projets que nous entreprenons ; vous serez si satisfaite de nous.

(Approbation)

Author: AI-Translation - АИИ  | 

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